Catégorie : projets

Mehaigne, Village aux Artistes

Mehaigne, Village aux Artistes 2020

Village aux Artistes est un événement bisannuel qui met à l’honneur la création artistique dans un des villages de l’entité d’Eghezée. Village aux Artistes, est un projet proposé par Ecrin mais construit et développé en partenariat avec les projets locaux et les habitants du village. Plein de choses sont à imaginer autour d’un thème choisi ensemble pour préparer, en douceur, pendant un peu plus d’un an le festival du village.

Le Festival est axé sur la découverte et les rencontres, il est une invitation à partager ses expériences et sa démarche tant avec les habitants et le public qu’avec les autres artistes

Village aux Artistes veut aussi être l’occasion d’échanger sur le travail d’artiste, sur le pourquoi et le comment de la création, sur le rôle de l’art dans notre environnement et dans la société…

Mehaigne sera le prochain Village aux artistes !

Programmé initialement en mai 2020, le voici reporté suite au Covid19  aux 15 et 16 mai 2021 !


Mehaigne, Village aux Artistes, un festival thématique dédié aux arts plastiques, avec :

  • des expositions chez les habitants, dedans et/ou dehors (dans les maisons, dans les garages ou les étables, dans les jardins ou les cours…), de créations d’artistes d’ici et d’ailleurs,
  • des exposition(s) collective(s) par des écoles d’art, des ateliers créatifs…
  • des démonstrations par des artistes,
  • des projets d’expérimentations créatives par les habitants,
  • des activités participatives, pédagogiques et ludiques,
  • des animations festives et conviviales.

…où rencontres, échanges et convivialité sont au cœur de la fête.

Les artistes ont été invités à créer sur base d’un thème choisi avec les habitants du village, sur base de quelques-unes de ses caractéristiques

Charmant village du centre de l’entité d’Eghezée, Mehaigne doit son nom à la rivière qui le traverse de part en part, bien qu’elle prenne sa source en amont, dans le village de Saint-Denis.

Ses grandes bâtisses ; fermes en carré et anciens moulins témoignent de son riche passé historique et surtout agricole. Son église, bâtie au XIXème siècle trône fièrement au milieu du village.

Avec un peu plus de 600 habitants, son histoire a toujours été marquée par une riche vie collective. Mehaigne est un village dynamique ; on aime s’y réunir, monter des projets, communiquer et faire la fête.

Ces cinquante dernières années ont ainsi vu s’épanouir différents projets ; le Clos Copain, installé dans l’ancien moulin Renise était un lieu dédié au développement de la créativité, fin des années 80, des habitants rénovaient ensemble une maison de village pour créer « le Maillon », l’installation du chanteur Jofroi dans le village n’était pas étrangère à cette impulsion de créer un lieu convivial d’échange et de projets culturels, un relais qu’a pris l’asbl « Les gens de Mehaigne » qui jusqu’il y a peu, a mis toute son énergie à proposer des projets reliant les habitants et s’est battue pour obtenir la réhabilitation de l’ancien presbytère en lieu de rassemblement du village, projet qui se concrétise aujourd’hui.

C’est une véritable lutte également que celle qui avait été menée par des habitants pour rouvrir une école de village, aujourd’hui elle accueille 90 élèves et ne cesse de se développer.

Si très souvent, la Mehaigne sortait de son lit et inondait les champs et prairies alentours, on la dénommait alors « la méchante ». Serait-ce elle qui ait pu donner à ses habitants leur magnifique côté « rebelle » qui se marque parfois quand il s’agit de défendre les intérêts collectifs ? A Mehaigne, quand il s’agit de créer du lien et de donner du sens, on ne lâche rien !

Vous aimeriez avoir plus d’infos sur ce festival ? Votre village souhaiterait être le prochain Village aux artistes en 2023 ? Contactez Laurence Garot pour plus d’informations : laurence.garot@ecrin.be

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Le bal de la libération

Le bal de la libération - 28 août 2021

La période que nous avons vécue et que nous traversons encore actuellement nous a donné à penser et à réfléchir sur notre condition et parfois sur le sens de l’existence.
Ecrin, votre Centre culturel, souhaite collecter les réflexions que vous avez pu avoir durant cette période chahutée.
Pouvons-nous vous inviter à compléter ce feuillet et à le déposer dans la boîte de l’école de votre village, ou dans la boîte aux lettres d’Ecrin ou encore dans celle de Terre Franche ?
Ce petit sondage n’a nullement pour objet de dresser des statistiques, loin s’en faut ! Nous souhaitons seulement vous solliciter pour partager votre expérience, vos ressentis et vos témoignages.
Dans le but d’en tirer des éléments communs et anecdotiques à faire partager avec l’ensemble de la population d’Eghezée, dans un sens artistique. C’est ainsi que toutes les traces récoltées seront mises à disposition d’artistes de tous les genres, de toutes disciplines et de tous niveaux, pour qu’ils les traduisent en texte, musique, poème, dessin, sculpture, installation, danse, etc.
Ecrin rassemblera ensuite ceux-là qui auront transposé les témoignages de notre bouleversement Covid, au cours du Bal de la Libération qui se déroulera le 28 août 2021.
Ce sera un grand moment festif pour tous, des plus petits aux plus sages, des plus fous aux plus calmes, à l’image des plus beaux moments qui nous libèrent et qui rendent hommage aux émotions par l’art.

Aidez-nous aussi à fabriquer des guirlandes pour le bal.  Le professeur Raoult vous a fait un tutoriel: ici.

Charles de Gaulle vous en parle à la TSF ci-dessous :

Et le formulaire à remplir :












    Fiches de balade

    Les fiches de balade

    Bonne nouvelle pour les habitants d’Eghezée, les « fiches balades » éditées par la Commission Nature & Loisirs d’Ecrin sont dorénavant distribuées gratuitement !

    En collaboration avec la Commune d’Eghezée et l’Echevine du Tourisme Véronique Hance, il a été décidé de donner accès librement à cet outil pratique et convivial de découverte des villages de l’entité par la promenade.

    La période de confinement a en effet suscité chez beaucoup le besoin de s’évader dans la nature et de se balader à proximité de chez soi. Pour ne pas perdre ce plaisir de partir à la rencontre des beautés dont regorgent nos villages, la mise à disposition gratuite des « fiches de balades » s’avérait indispensable.

    En 2013, la CNL a créé une fiche balade pour chacun des villages de l’entité, partant de l’envie de partager des savoirs accumulés par les habitants qui ont leurs racines à Eghezée ou qui l’ont adoptée. Notre belle terre hesbignonne, sa nature, son patrimoine et son histoire y sont amplement décrits.

    Soucieuse de valoriser ce bel et important travail de la CNL, l’équipe d’Ecrin a préparé  une version téléchargeable (ci-contre) de l’ensemble de ces fiches dans le courant de l’année 2021. Au même titre que la Commune supervise la réédition phasée de ces fiches, dont certaines sont épuisées à ce jour.

    Une nouvelle fiche de balade à vélo « Sur les traces du train Zaman »

    Dans le cadre de la collaboration instaurée entre Ecrin et le GAL « Meuse@campagnes » à propos du projet Zaman d’octobre dernier, une fiche de balade à vélo « Zaman » est également disponible gratuitement. Une fiche de balade pédestre sur la même thématique est en préparation, histoire de permettre à chacun de découvrir cette fabuleuse histoire locale du train Zaman !

    La Commission « Nature et Loisirs d’Ecrin »

    La Commission rassemble des citoyens motivés par la mise en valeur du patrimoine naturel et bâti d’Eghezée. Chacun s’investit dans la mesure de ses envies et possibilités pour contribuer aux projets développés ensemble. Vous avez envie de rejoindre la CNL ? Vous souhaitez plus d’informations ? N’hésitez pas à contacter Laurence Garot, animatrice au Centre culturel – laurence.garot@ecrin.be ou 081/51 06 36

    Les fiches en version papier sont disponibles aux endroits suivants :

    la billetterie d’Ecrin, Centre culturel d’Eghezée (Eghezée)
    A l’administration communale d’Eghezée (Eghezée)

    Pour d’autres informations touristiques relatives à l’entité d’Eghezée : rendez-vous sur le site de la commune d’Eghezée

    Prochaines fiches en téléchargement libre

    6- La balade des arbres – à Liernu – Disponible en juin 2021
    (en partenariat avec la Corporation du Grand Feu de Liernu  & la Confrérie du Gros Chêne de Liernu)
    7- La balade de l’habitat rural – à Noville-sur-Mehaigne – Disponible en juin 2021
    8- La balade des plantes sauvages – à Aische-en-Refail – Disponible en juin 2021 – Lien Wikiloc
    (en partenariat avec Eghezée-en-Sentiers & Les 4 Saisons de la Nature)
    9- La balade gallo-romaine – à partir de Taviers – Disponible en octobre 2021
    (avec la collaboration du Centre de recherches d’archéologie nationale
    et de la Commission du sous-sol archéologique)
    10- La balade des sentiers à Warêt-la-Chaussée – Disponible en octobre 2021
    11- La balade « ruro-urbaine » à Eghezée – Disponible en octobre 2021
    12- La balade des clochers à partir de Saint-Germain – Disponible en octobre 2021
    (en partenariat avec eghezee.org)
    13- La balade d’églises en chapelles à partir de Bolinne-Harlue – Disponible en décembre 2021 (en partenariat avec Les Amis du site d’Harlue)
    14- La balade des prairies à Hanret – Disponible en décembre 2021
    15- La balade des betteraves à Longchamps – Disponible en décembre 2021
    16- La balade de l’abbaye aux champs à partir de Boneffe – Disponible en décembre 2021
    17- D’une balade à l’autre dans les villages de l’entité d’Eghezée (en guise de table des matières – fiche gratuite sur simple demande)

    18- SUR LES TRACES DU TRAIN ZAMAN: lien Wikiloc

    Ceci n’est pas une réouverture

    Ceci n'est pas une réouverture

    Culture : ceci n’est pas une réouverture

    Les indicateurs épidémiologiques sont au vert ! Parmi d’autres assouplissements, cela va permettre la relance des activités culturelles dès ce 9 juin. Enfin une bonne nouvelle pour la culture, vraiment ? En réalité, cette reprise estivale est loin d’être praticable pour tout le monde : mauvaise temporalité, conditions strictes et discriminantes, zones de flou persistantes… Mais surtout, les perspectives à plus long terme sont alarmantes.

    Après avoir longuement attendu l’organisation “d’événements tests” censés évaluer le risque de contamination dans les lieux de spectacles, nous y voilà : l’hypothèse du cluster culturel est enfin écartée ! Même si le suspense était tout relatif (des études et des expériences menées à l’étranger, mais soigneusement ignorées par le gouvernement belge, avaient conclu depuis des mois à des résultats similaires), le Codeco a finalement levé l’interdiction qui pesait depuis le 25 octobre 2020 sur les activités culturelles.

    En tant que public ou comme travailleurs·euses de la culture, nous ne pouvons que nous réjouir de cette nouvelle avec celles et ceux qui pourront, dès ce 9 juin, pratiquer à nouveau les scènes et les écrans, retrouver des sensations précieuses, renouer des liens et faire corps.

    Mais il ne faudrait pas oublier que cette réouverture tardive est un échec collectif. Les activités culturelles sont toujours conditionnées à des critères épidémiologiques. Des contraintes disproportionnées et discriminantes leur sont imposées depuis des mois. La mobilisation intense des professionnel·les et du public n’a été suivie d’aucun effet dans la sphère politique… La culture aura été piétinée jusqu’au bout.

    Le diable dans les détails

    Le Codeco a donc choisi la date du 9 juin pour cette reprise, soit en pleine période d’examens et de beau temps, en fin de saison théâtrale et à quelques semaines des grandes vacances. Une temporalité loin d’être idéale pour la réouverture des lieux.

    D’autant que si la relance progressive des activités a été annoncée le 11 mai, c’est seulement le 20 mai que les modalités pratiques ont été partiellement précisées, et le 4 juin qu’a été publié l’Arrêté ministériel faisant loi. Cinq jours avant le Jour J ! Comment se préparer dans des délais aussi courts et avec une telle incertitude réglementaire ? Car outre les aspects pratiques habituels et la préparation d’une programmation, il s’agit de comprendre les nouveaux protocoles et leurs mises-à-jour successives, adapter les lieux et les usages, calculer combien de spectateurs pourront être accueillis et évaluer la viabilité de ces conditions, avant de pouvoir lancer des réservations…

    À quelques jours de la date fatidique, des incertitudes planaient toujours sur les jauges admissibles et sur le caractère contraignant ou non des normes de ventilation. En cause : des retards de traduction et des différences d’interprétation liés aux nouveaux outils algorithmiques (“Covid Event Risk Model” et “Covid Infrastructure Risk Model”) devenus une étape obligée tant pour l’organisation d’un événement ponctuel que pour la réouverture d’un lieu. Développées par le lobby de l’industrie événementielle avec le soutien de la Région flamande, ces usines à gaz administratives soumettent désormais les organisateurs au bon vouloir de leur administration communale, plafonnent le nombre de  spectateurs·rices (en juin : 200 en intérieur, 400 en extérieur) et fixent des mesures de distanciation dont résultent, selon les salles, des jauges d’environ 30 à 50%…

    Ces règles sont difficilement compatibles avec la viabilité des activités culturelles, mais elles induisent aussi une perte de sens et de motivation pour les équipes organisatrices et les artistes qui vont ainsi se produire devant des salles aux trois quarts vides. Voilà pourquoi de nombreux lieux et festivals n’ont pas d’autre choix que de passer leur tour cet été encore, en espérant des mesures plus clémentes pour la rentrée.

    Une logique discriminante et consumériste

    Dans le document qui récapitule les décisions du Codeco du 11 mai, il est notable de constater que le mot “culture” n’existe pas. Théâtres et centres culturels ont été enfouis dans la case fourre-tout des “événements” ; tandis que cinémas, casinos, salles de fitness, bowlings et autres solariums ont été logés à une même enseigne. Par ce tour de passe-passe, le Codeco a fixé des règles différentes pour chacune de ces catégories : tandis que théâtres et centres culturels peuvent maintenir des distances entre les sièges occupés inférieures que dans les cinémas, ces derniers sont par contre exemptés des jauges maximales ! Une décision étrangère à toute logique sanitaire (une salle est une salle, sauf que dans certaines d’entre elles la consommation de confiseries est la principale source de bénéfices), dans laquelle il est difficile de déceler autre chose qu’une faveur faite aux grands complexes de cinéma, seuls bénéficiaires de la mesure…

    Cet exemple illustre à quel point le lobbying et la logique marchande imprègnent l’ensemble du plan de déconfinement. Ainsi, alors que d’un côté les opérateurs culturels vont devoir batailler avec des conditions drastiques et aléatoires ; de l’autre, le Codeco a pris soin d’adapter les horaires de l’horeca aux matches de l’Euro de football, de lever les restrictions dans les commerces pour le lancement des soldes, ou encore d’autoriser les évènements de 75.000 personnes dès la mi-août… juste à temps pour le Pukkelpop, le Grand Prix de Francorchamps et Tomorrowland.

    Se mobiliser pour la diversité des pratiques culturelles

    Voilà pourquoi notre joie se mêle aujourd’hui à une colère âcre face à tant de mépris, à tout l’argent public dépensé dans des infrastructures fermées inutilement pendant de longs mois, à la précarité qui gagne, au grand embouteillage provoqué dans nos métiers et qui prendra 2 ou 3 ans à se résorber tout en creusant plus profondément encore les inégalités…

    Nous avons désormais conscience de la place misérable qu’occupe la culture dans l’esprit de nos dirigeant·es, et du péril que cela fait peser sur la diversité des pratiques culturelles. La hiérarchie des priorités à l’œuvre depuis 15 mois ne laisse guère de place au doute… Au premier variant venu, la culture sera placée sur un siège éjectable. Au premier jour de la crise économique qui guette, elle figurera tout en haut de la liste des coupes budgétaires.

    Les conditions incongrues de cette reprise en demi-teinte sont symptomatiques d’une vision profondément consumériste de la société, qui relègue inlassablement au rang de variable d’ajustement tout ce qui relève de la création, des arts, de la dimension critique et émancipatrice de la culture, des espaces communautaires et plus largement des activités porteuses de lien social.

    Mais cette période sombre nous a également rappelé, à travers toutes les actions menées ces derniers mois, combien la mobilisation et la solidarité sont importantes pour envisager un avenir désirable. Plus que jamais, c’est le moment de tenir bon ensemble et de défendre ce à quoi nous tenons et ce que nous voulons : une véritable politique culturelle publique qui veille à la diversité des modes et des formes d’expression en les protégeant de la marchandisation du monde, qui veille à l’émergence de nouvelles générations d’artistes et d’initiatives culturelles, et au rôle que la culture doit jouer dans une société en bonne santé.

    • StillStanding for Culture

    Concours photo – les gagnants !

    Concours photo 'Temps de pause' - les gagnants !

    Temps de pause – les résultats !

    Nous avons eu 350 votants, soit 700 voix réparties sur les 10 photos. Nous tenons à remercier chaque participant, qu’il soit photographe ou votant, pour avoir fait de concours un véritable succès !

    L’heure est maintenant aux résultats…

    C’est avec une largeur d’avance que le petit hérisson photographié dans son jardin par Madame Nathalie Bigare a rejoint la tête du classement !

    Madame Bigare, Monsieur Roosen et monsieur Clairhout sont les trois premiers photographes classés. Ils se verront remettre différents prix : les deux première photos tirées sous cadre gravé au nom du concours, des produits locaux et des places pour la prochaine saison du Centre culturel.

    Nous aurions tellement voulu organiser un petit drink et rencontrer chaque participants… mais les conditions de sécurité sanitaire ne nous le permettent malheureusement pas. Toutefois, notre animatrice, Laurence Garot, tentera de remettre les trois prix en main propre, masquée évidemment, comme il se doit.

    Bonne nouvelle : l’expo des 10 photos prend la route pour s’installer aux baies vitrées de la salle du conseil à l’administration communale !

    Les trois premières photos font l’objet d’un tirage en plus grande dimension afin de les mettre en valeur. L’expo sera visible par le public, de l’extérieur, du 13 février au 28 mars.

    Nous sommes partis à la rencontre des trois photographes primés afin qu’ils nous en disent plus sur les clichés gagnants et sur leur rapport à la photographie en général.

    Les trois photos gagnantes

    Les autres finalistes

    Projet : intégration d’une oeuvre d’art

    Saviez-vous qu'une oeuvre d'art...

    Depuis près de 3 ans, se met en place, ici, à Eghezée un projet exceptionnel et extraordinaire. Il s’agit du projet d’intégration d’une oeuvre d’art contemporain dans l’espace public.

    L’art dans l’espace public est une manière de sortir les œuvres des musées et des galeries, de permettre au passant de côtoyer l’art au quotidien, de créer des moments d’émotion, de poésie, d’émerveillement, de questionnement dans un espace partagé par tous.

    En 2018, notre commune répond à un appel à projet lancé par la Province de Namur et se porte candidate pour qu’une oeuvre d’art contemporain s’implante dans son paysage, et plus spécifiquement sur la Place de la Gare. Ce projet à plusieurs objectifs, il vise notamment à soutenir la création artistique, à sensibiliser le public aux diverses formes d’interventions artistiques contemporaines, à développer le tourisme culturel et à renforcer la participation citoyenne. La dimension participative du public dans le choix de l’œuvre est fondamentale. Il y a un processus de formation, de découverte, de mise en question de l’œuvre et de sa place dans l’espace public. Il y a aussi une responsabilisation du choix de l’œuvre et un engagement citoyen dans ce processus démocratique

    Il ne s’agit donc pas de venir déposer une oeuvre plic-ploc mais bien de développer un processus participatif sur le choix et la pertinence d’une oeuvre par rapport à un lieu, un cadre de vie.

    Pour la mise sur pied de ce processus, Ecrin, Centre culturel d’Eghezée, est chargé de mener au mieux la diffusion de l’information et la consultation auprès des habitants. Pour ce faire Ecrin interroge les citoyens et se lance dans une méga récolte de réactions. Des cartes postales sont distribuées, 127 sont seront retournées avec vos avis, vos désirs, vos attentes, vos objections. Ecrin récolte les avis sur le marché, aborde les citoyens, les questionne.

    En tout 172 éghezéens se sont exprimés sur ce projet, soit 1% de la population d’Eghezée.

    Des ateliers de réflexion sont mis en place, une vingtaine de participants expriment leur point de vue, débattent, émettent des propositions et des recommandations. Toute cette matière récoltée servira à la rédaction du cahier des charges de l’oeuvre. A savoir, les Eghezéens attendent que cette oeuvre embellisse le cadre de vie, fasse vivre le quartier de la Gare, donne un sentiment d’appartenance, soit durable et que l’oeuvre soit de gestion facile.

     

    En novembre 2019, un appel aux artistes est lancé. Nous recevons plus 70 propositions de projets, encore une énorme réussite ! De tous les continents, ils nous manquent l’Australie pour que cet appel pour la Place de la Gare d’Eghezée ne fasse le tour du monde ! En juin 2020, les 11 membres du jury: élus communaux, acteurs du secteur culturel et artistique et citoyens se réunissent pour faire un premier tri: 5 candidats resteront en lice. Le 3 octobre, après une présentation publique des projets retenus, le jury se réunit à nouveau, reçoit les candidats et rend son ordre de préférence à la commune. Mi-octobre, le Collège se prononce et entérine la décision du jury.

    Ce 21 décembre, lors de sa séance publique, le Conseil communal annonce le nom de l’artiste lauréa t: c’est le projet de Monsieur François Huon, artiste brabançon, qui est sélectionné.

    François Huon est un artiste sculpteur, peintre, graphiste. Professeur de pratiques expérimentales à l’Ecole des arts de Braine-l’Alleud, l’artiste a déjà réalisé plusieurs oeuvres dans l’espace public, notamment la peinture murale sur le mur circulaire du rond-point du TGV à l’entrée de Tubize. Le processus de son travail artistique consiste en un système de formes obtenues par une méthode originale: la découpe d’un carré en deux dont une partie opère soit une translation ou une rotation, soit un changement d’axe pour se recoller et créer une forme nouvelle plus complexe.

    Son intervention artistique se déploiera sur les murs du Centre culturel, le pignon face à la Place de la Gare et le mur d’entrée du Centre culturel.

    Le chantier de cette réalisation se tiendra cet été.

    Dès le départ, une dimension participative et citoyenne a contribué à la construction de ce projet.

    Pour la suite du projet, une réunion participative avec l’artiste a été proposée. Ce moment privilégié a permis de rencontrer l’artiste, échanger avec lui sur le projet, sur sa manière de travailler, sur son cheminement artistique et de prendre une part active dans une réflexion concernant l’oeuvre.

    Cette réunion s’est déroulée ce 6 juin.

    Infos: cap@ecrin.be

    3-5 rue de la Gare, Eghezée.

    081/ 51.06.36

    Art à l’école

    Art à l'école à Mehaigne

    Grâce au soutien de la Cellule Culture à l’école de la FWB, nous développons, en parallèle de la mise en place de Village aux artistes, un projet « Art à l’école » à Mehaigne.

    Accueilli avec enthousiasme par l’équipe éducative, le projet poursuit des objectifs multiples ;

    • Observer, questionner son environnement et porter un regard créatif sur lui
    • Se familiariser aux langages visuels, apprendre à appréhender et lire une œuvre d’art, à décoder son ou ses langages, découvrir la démarche de l’artiste, le sens qu’il a voulu partager le cas échéant, se questionner sur sa perception et celle de l’autre
    • Nourrir et élaborer, avec les autres, un projet collectif, s’impliquer dans sa réalisation afin qu’il soit finalisé au moment voulu, contribuer à sa mise en valeur mais également s’engager en tant que groupe dans le projet du village.

    Depuis quelques mois, les animations se déroulent dans chaque classe, Ateliers philo avec Le CAL pour se questionner sur « la beauté », animations de découverte de l’art contemporain et visite et ateliers au « Musée L » de Louvain-la-Neuve ont déjà permis aux enfants de chouettes découvertes.

    En suspens actuellement suite aux mesures de confinement, le projet reprendra dès que possible avec la rencontre d’artistes qui participeront au festival mais aussi toute une phase de création avec Lara Denil de l’asbl « Made in kit » puisque les enfants exposeront leurs créations en Mai 2021 lors de « Village aux artistes ».